25.10.2007
Elle est là...
Je la sens s’approcher. Elle est là… tout près. Je sens sa respiration sur mon dos moite. Je me lève en sursaut. Je cours le long du corridor. Je cris comme un fou allié. J’essaie d’atteindre la porte en verre tout au fond. Je cours de tout mon souffle et mon corps se balance sur toute la largeur de l’étroit corridor.
J’arrive difficilement à décoller mes sandales presque déchirées de ce vieux tapis rustique qui date du début du 20ème siècle. Un tapis tout poussiéreux qui longe les parois grisâtres du petit couloir. Sur le tapis des motifs peints en couleur ocre représentant des scènes de chasse, des scènes de guerre, des scènes d’exécution et des scènes d’amour. Un gros tapis plein de paradoxes.
Sur le tapis une brèche élevée me fait basculer et je heurte la grande horloge murale. Les aiguilles de cette horloge tournent dans tous les sens d’une vitesse frénétique. Le temps s’arrête. Tout est immobile.
La porte du fond du couloir commence à s’ouvrir. Une douce brise vient me caresser les joues. Une odeur de fruits de bois. La porte s’ouvre. Une lumière éblouissante. J’essaie de voir derrière cette lumière. J’ouvre bien mes yeux et là… Ma maman chérie qui me réveil avec à la main ma brosse à dent recouverte du dentifrice gout fruits de bois que je préfère.
20:19 Publié dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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