07.01.2007

Rêve (3 et 4)

Le nid

J’ouvre les yeux. Je suis allongé quelque part. J’ai beaucoup de mal  à bouger. Le soleil commence à se coucher. Le sol est douillet. Il fait frais. Une fraîcheur d’un soir d’été au bord de la mer. Après un petit moment de méditation j’arrive enfin à bouger non sans difficulté. A ma grande surprise je suis entouré de partout de feuilles, de paille et de petites branches. Et la en plein milieu une grande roche ovale de couleur jaune rosâtre avec des tâches brunes. Peut être que… non ce n’est pas possible… je n’arrive pas à le croire… ou plutôt je ne veux pas le croire. Je suis dans un nid… un nid géant… c’est plus fort que ce que peut admettre mon imagination. Tout à coup je repense à cet oiseau géant. Il se pourrait bien qu’il m’ait sauvé dans ma chute infernale. Mais, un oiseau, sauver un petit être tombant du ciel… ce n’est pas un peu bizarre ? Sauf si… si je suis une proie… Je commence à avoir une chair de poule… non je ne veux plus penser aux oiseaux… n’importe quelle sorte d’oiseau… même pas aux poules. Je dois m’en sortir de ce pétrin ou plutôt de ce nid. Mais si je suis une prise de cette volaille de malheur pourquoi ne m’a-t-elle pas mangé tout à l’heure ? Pourquoi m’a-t-elle déposé dans son nid ? Et à côté de son œuf ? Oui c’est ça… il se pourrait bien qu’il soit arrivé à terme de croissance et qu’il va clore d’un instant à l’autre… et que le petit ait besoin de se nourrir. En tout cas, moi, je ne veux passer à l’assiette de personne. Je vais fuir. J’escalade la paroi du nid…

Un nouveau monde 

Arrivé au sommet de ce grand tas d’herbe je m’approche du bord. Nooon… je suis sur le haut bord d’une falaise dans une sorte de grand canyon. En bas, une gigantesque forêt au milieu de laquelle une grande clairière où une centaine de créatures bizarres se sont rassemblées pour s’abreuver d’un vaste étendu d’eau. Il commence à faire nuit et dans un côté de la forêt j’aperçois un petit feu… un feu de camp je présume… peut être que ce sont des humains. Je vais me diriger vers ce feu. Mais comment vais-je faire pour descendre ? La falaise a une certaine pente et je me souviens avoir vu des écailles de ce maudit oiseau au fond du nid. Depuis le temps que je veux faire du bobsleigh sans en avoir les moyens… l’occasion est là. En toute hâte, je redescends vers l’alvéole du nid, je m’empare d’une grande écaille bien courbée et je la tire vers le haut de la paroi. Là, je pense à la première équipe de bobsleigh jamaïcaine qui a participé aux J.O. ce qui m’encourage encore plus à me lancer. Je lève les mains vers le ciel couleur sang et je dis une petite prière. Je prends mon courage à deux mains… je pousse le bob puis je m’installe dedans…

04.01.2007

Un rêve (2)

La chute

Je me penche d’avantage pour voir d’où provient la lumière. J’entends des voix… non une musique ou… ou plutôt un chant… oui un chant tribal. Là je discerne mieux le son... un air afro-américain… une sorte de litanie gnaoui rythmée de blues. Je me penche encore d’avantage et là une force surréelle me tire vers le gouffre. J’essaie de m’agripper à la paroi interne du tronc mais en vain. La chute est tellement longue que j’ai pu voir toute ma vie se dérouler devant mes yeux. J’ai revu même les souvenirs les plus enfuis dans ma mémoire. Des souvenirs d’enfance que j’avais l’impression d’avoir perdus depuis bien des années. L’air devient plus frais et l’obscurité moins dense. Je commence à  perdre conscience quand tout à coup j’arrive à la fin du gouffre. Encore quelques mètres de chute libre. Une dizaine de mètres me séparent du sol.  Jemedium_cadre006.jpg perçois la mort qui approche. Ebloui, je l’admire avec un grand émerveillement. Un ange noir avec de larges ailes s'avance vers moi dans un vol majestueux. Il a une grosse tête et un long bec avec de grandes dents. Il n’a que deux pattes et à l’extrémité de chaque patte trois grandes griffes toutes limées et très pointues. Son corps est couvert d’écailles brillantes, tellement brillantes qu’on dirait un astre tout juste sorti des abîmes pour chercher sa proie. Là je suis tout près du sol… je perds conscience.

À suivre >>

02.01.2007

Un rêve

Le désert

medium_contre_jour.jpgJe viens de parcourir six ou sept kilomètres sous un soleil qui semble vouloir griller toute forme de vie dans cet aride désert. Mes pieds nus s’enfoncent dans le sable. Un sable fin et doré qui s’étend à perte de vue. Je commence à manquer d’eau, mes lèvres se déshydratent, mes yeux commencent à me jouer des tours à cause des reflets de lumière. Une lumière d’une obscure clarté qui traverse mes rétines pour pénétrer mon âme et m’attirer vers un avenir inconnu. Je marche depuis ce matin dans un paysage qui me donne l’impression de marcher sur place.
Là... juste là... devant moi... à quelques mètres... je vois un arbre... un arbre géant. Je saute, je ris, je cours, je crie, je m'arrête et je pleurs.
Pourquoi? De peur. J'ai passé ma journée à chercher un signe de vie et maintenant qu'il est là je n'ai plus de but, plus d'objectif, plus d'aspiration... Que vais je faire? Que vais je devenir?
Je reprends mes nerfs et mon souffle et je m'approche de l'arbre. Il a l'air encore vivant. Je fais le tour de l'arbre et là... qu'est ce que je découvre?
Un large trou dans le tronc. Et de ce trou sort une douce brise à l'odeur de roses et de fleurs d'oranger. Je jette un coup d'oeil à l'intérieur pour voir la source de ce courant d'air. Alors j'entrevois une fine lueur provenant du fond du gouffre.

Seul devant mon écran à sentir passer le temps

Mains collées au clavier, yeux figés,
Je sens plus mes pieds, je suis piégé.
Je me bats, je persiste, je prends la sourie,
Je la glisse, je clique et j’entre dans l’oubli.

Un monde irréel où les laides sont belles
Un monde magique où la vie est éternelle.
Un paradis sur terre, une sorte d’Eldorado,
Un monde où tout est simple, où tout est beau.

Je marche, je cours, je saute, je ris,
Je chante, je danse, je pleure et je crie.
Je crie à la liberté, à l’égalité et à la tolérance,
J’appelle à l’amour, à la bonté et à la patience.

Pour la juste paix

 Avec la foi d'un pèlerin, celle d'un coeur vaillant,
La douceur d'une colombe, la force d'un lion,
Durant d'effroyables chocs et d'horribles affronts,
La gorge toute sèche, les yeux étincelants,
Ils ont tous combattu pour la même raison,
Celle de pouvoir un jour rentrer à la maison.
Un mort, deux morts, trois morts, ils se sont tous sacrifiés
Pour la juste paix et pour la douce liberté.

medium_palestine_victim_another.2.jpg

Tel le petit David affrontant Goliath le géant,
Ahmed contre un blindé israélien combattant.
Tout seul, il lutte, sourd, épouvanté, béant.
Il va, revient, jamais lassé, jamais fuyant.
Avec une main, une branche de laurier, agitant,
Avec l'autre, d'une petite pierre, ripostant.
Un mort, deux morts, trois morts, ils se sont tous sacrifiés
Pour la juste paix et pour la douce liberté.

medium_tankboy.2.jpg

Un merle sur une branche de cèdre chantant,
Les milliers de martyrs et leurs tristes parents.
Scrutant comme un aigle les lointains horizons,
Il voit venir de loin un orage sanglant.
Le vampire sioniste sur la Mort galopant,
N'a pitié ni de pauvres vieillards ni d'enfants,
Un mort, deux morts, trois morts, ils se sont tous sacrifiés
Pour la juste paix et pour la douce liberté.

medium_merle.noir.jech.3g.2.jpg

Quatre-vingt ans sont passés, et continue l'incursion.
Ô terrible hécatombe! Ignoble conflagration!
Quand se terminera donc cette maudite ingression?
Pour la juste paix et pour la douce liberté.

Joyeuse vie!

Je ne vais guère te souhaiter un joyeux
Anniversaire comme le fait tout le monde,
Mais je te souhaiterai une joyeuse vie.
Une joyeuse et longue vie pleine de bonheur,
de réussite, d'amour et de tendresse
Parce que tu les mérite bien et même plus.
Un anniversaire ne dure que vingt-quatre heures,
Une vie c'est une existence, une destinée.
La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve
Et tu aurais vécu si tu avais aimé.

Aujourd'hui je ne fête pas que ta naissance,
Je fête l'essentiel, je fête ta présence.
Rien n'est passé, la vie a des feuilles nouvelles;
Les plus jeunes ruisseaux sortent dans l'herbe fraîche.

Joyeuse et heureuse vie et meilleurs voeux.
Pour tes yeux, je veux un vaste étendu d'eau
Et une grande forêt verte et rousse,
A l'horizon, sous un ciel clair, lointaine et douce.

Je veux que tu entendes profonde et tendre,
La grande voix sourde que font les vagues
En se lamentant sur leur sort comme l'amour;
Et, par instant, tout près de toi, un merle
Dans le silence, et faible et doux, chantant
Au rythme de nos coeurs, comme l'amour.

Je veux des fleurs pour tes douces et belles mains,
Et pour tes pas, un petit sentier de sable
Qui semble s'en aller au fond du silence.
Où marqueraient un peu tes pas, nos pas... ensemble!

Je veux, pour toi, la lune sur un plateau d'argent;
Et pour ton cou une parure d'affection,
Ornée d'étoiles et de constellations.
Joyeuse et heureuse vie et meilleurs voeux.

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